SLAM 2012

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Who's Who Art interrnational

dimanche 22 août 2010

Le Toc du Tic-Tac

S’inquiéter du temps qui passe, c’est regarder celui qui vient.


Maxime Soufie


De l'air à l'ère "marteau"

Quel est la vérité de l’être / dans mes élans lacrymaux ? / Comme un nouveau créneau, / mon âme se voit naître.
Sur des amitiés mortes, / sans cesse, je gémis ; / je m’effrite et je prieaux vibrations en cohorte.
Suis-je dans l’air du temps, / ce drôle de quadrille / qui ne tient qu’à un fil / ou sur scène, intermittent ?
A l’histoire d’amour déçu, / dans un bocal épuré, / l’évasif s’est vu transféré, / Votre affliction en reçu.



xavier maitre


Eloge de la lenteur

« J’aime ce regard rêveur de la personne aimée / Devant le bol de thé ou de café, / Les deux mains bien appliquées / Sur ses flancs de terre cuite. / Rêvasser, être pleinement là, / Présent à ce moment délicieux
Et serein. / Réapprendre à ne rien faire, / Se réserver des moments de rien. / Désintoxiqués de la trépidation / Et de l’agitation vaine. »


Jacques Prévert

Après le déluge



L’eau berce, le mât secoue / La tente des matelots ; / L’air siffle,le ciel se joue / Dans la crinière des flots ; / Partout l’écume brillante
D’une fange étincelante /Ceint le bord des flots amers : / Tout est bruit, lumière et joie ; / C’est l’astre que Dieu renvoie, /C’est l’aurore sur les mers. ***

D’ici, je vois la vie, à travers un nuage, / S’évanouir pour moi dans l’ombre du passé ; / L’amour seul est resté : comme une grande image
Survit seule au réveil dans un songe effacé.


Alphonse de Lamartine

Le refuge



A la sonde de nos raisons, / je te serre dans la maison. / A la ronde de nos saisons, / l’amertume est à l’horizon.

Par des voiles multicolores, / à l’énergie qui te déflore, / mes particules t’implorent / dans une intrusion incolore.

En tenture dans la cité, / chargée d’électricité, / tes couleurs de félicité / varient en nécessité.

Tu es le soleil d’un refuge, / La source d’un vermifuge / dans laquelle, je transfuge, / esprit fertile en subterfuge.

Je suis comme un astre en fugue.
Le désastre est en contre-fugue.


c Xavier maitre

Au mont d'effroi

Neiges

Et puis vinrent les neiges, les premières neiges de l’absence, sur les grands lés tissés du songe et du réel: et toute peine remise aux hommes de mémoire, il y eut une fraîcheur de linges à nos tempes. Et ce fut au matin, sous le sel gris de l’aube , un peu avant la sixième heure, comme en un havre de fortune, un lieu de grâce et de merci où licencier l’essaim des grandes odes du silence…

Saint-John Perse


« L’œuvre de Saint-John Perse apparaît dans une superbe solitude. »

Roger Caillois.

Bain solaire d'une ombre


Le poète est semblable aux oiseaux de passage, / Qui ne bâtissent point leurs nids sur le rivage, / Qui ne se posent point sur les rameaux des bois : / Nonchalamment bercés sur le courant de l’onde, / Ne connaît rien d’eux que leurs voix.

***
Tandis qu’elle glissait sous l’ombre du rivage, / J’ai reconnu ta voix dans la voix des échos ; / Et la brise du soir, en mourant sur la plage,
Me rapportait tes chants prolongés sur les flots.

Alphonse de Lamartine

Mountain of Love


Intentions

« Ayez pitié des yeux moroses
où l’âme entr’ouvre ses espoirs,
ayez pitié des inécloses
et de l’attente au bord des soir ! »


Maurice Maeterlinck « Les Serres chaudes »