Découvrez mes peintures figuratives et paysages illustréés de textes d'auteurs classiques ou contemporains.
SLAM 2012

Who's Who Art interrnational
dimanche 22 août 2010
Les brins de folie
La honte d'être roi quand rien ne va
L'art de s'évader
Le ciel et l'enfer

Le clair de lune / S’est levé / Par vos lacunes / Enervé.
Dans l’écurie, / Je me suis couché / Avec l’apprentie / Que j’ai touché.
Ma verge éloquente / A pointé / Sa forêt ardente / Désappointée.
Ma Dame servie / S’est levée / Par l’ego asservi / Eprouvé.
Dans l’écurie, / J’étais son cocher. / Avec la minauderie / Que j’ai pêché.
Xavier maitre
La force tranquille

« … Le vrai Dieu, le Dieu fort, est le Dieu des idées.
Sur nos fronts où le germe est jeté par le sort,
Répandons le Savoir en fécondes ondées ;
Puis, recueillant le fruit tel que de l’âme il sort,
Tout empreint du parfum des saintes solitudes,
Jetons l’œuvre à la mer, la mer des multitudes :
Dieu la prendra du doigt pour la conduire au port. »
Alfred de Vigny, 1854 « La bouteille à la mer »
Peindre une toile ou hisser les voiles ?

Dans "Le voyage" (1945), Louis Icart peignit précisément un tel navire pour sa femme, et à l’occasion du voyage inaugural de ce vaisseau fabuleux, il écrivit ce poème nostalgique :
"Partir… Voguer au loin… / C’est aller ailleurs à la recherche d’autres visages, / d’autres fleurs, d’autres nids, d’autres chants, d’autres cieux. / C’est fuir toujours plus loin de l’horizon radieux… / C’est le désir de s’enivrer de toutes les senteurs exotiques… / Le désir de voguer la nuit sur le Gange, le Danube, le Nil ou le Bosphore impétueux.
C’est la recherche d’un nouveau rouge, d’un nouveau bleu, / C’est laisser derrière soi toute entrave. / C’est quitter ce monde de labeurPour ces terres inconnues au-delà des montagnes, ces terres que peut-être vous n’atteindrez jamais…"
Poison d'avril

J’entasse dans ma nuit, comme un vaisseau qui sombre, / Pêle-mêle, les passagers et les marins, / Et j’éteins la lumière aux yeux, dans les cabines,
Je me fais des amis des grandes profondeurs.
***
Nuit en moi, nuit au dehors, / Elles risquent les étoiles, / Les mêlant sans le savoir, / Et je fais force de rames / Entre ces nuits coutumières, / Puis je m’arrête et regarde.
Comme je me vois de loin ! /Je ne suis qu’un frêle point / Qui bat vite et qui respire / Sur l’eau profonde entourante. /La nuit me tâte le corps / Et me dit de bonne prise.
Mais laquelle des deux nuits, / Du dehors ou du dedans ?
L’ombre est une et circulante, / Le ciel, le sang ne font qu’un.
Depuis longtemps disparu, / Je discerne mon sillage / A grande peine étoilé.
Jules Supervielle
Comme je me vois de loin ! /Je ne suis qu’un frêle point / Qui bat vite et qui respire / Sur l’eau profonde entourante. /La nuit me tâte le corps / Et me dit de bonne prise.
Mais laquelle des deux nuits, / Du dehors ou du dedans ?
L’ombre est une et circulante, / Le ciel, le sang ne font qu’un.
Depuis longtemps disparu, / Je discerne mon sillage / A grande peine étoilé.
Jules Supervielle
La vérité est-elle dans l'écrit ou dans les cris ?

« … Canaliser le flot de ses pensées, faire taire le bavardage incessant dans sa tête pour s’installer un vrai dialogue intérieur n’est pas facile. L’esprit élude les questions auxquelles on aimerait apporter une réponse. Résistance ? Si l’on pouvait laisser en chemin la part d’ombre, anticiper le goût amer des choses qui font souffrir, tourner la page du temps perdu, pardonner,savoir arrêter le mal à soi-même. »
Yves Duteil Méditation « Le cœur à ciel ouvert »
Yves Duteil Méditation « Le cœur à ciel ouvert »
Dormez tranquille !
(Visuel à venir)
« Une œuvre doit s’imposer en puissance, sans le truchement d’artifices aimables.»
Claude Vénard
Le jour et la nuit

Mais, je danse sur la vie, / Sur ses faux accords / faisant fi aux remords. / L’audace est eau de vie.
Aux trépidations de vos reins, / j’ai travaillé par ébauches / pour subvenir à la débauche / au fond d’un cœur restreint.
Mais, je joue avec audace / comme un perfide élixir, /affable et en triste sir, / l’eau de vie en impasse.
Mais, je danse sur la vie… c Xavier maitre
La carotte et l'oseille

« L’image – icône, imago-, commence par le signe, le symbole, les glyphes, l’incantation, le comptage, le dessin du langage, l’image de l’image à l’infini (la monnaie, le symbole, l’icône dupliqués). Elle stylise, elle imite le réel, l’apparence, invente ce que le commun du public, des sujets, des fidèles ou de ses modèles ne voit pas. Elle ment. Qui donc a rencontré les dieux, les cerclesde l’enfer, et celui-là qui est soi, un instant sans fin de soi soudain venu au jour sous un de nos masques ? L’image ment à toute réalité qui n’est pas ntérieure. »
Claude Michel Cluny
Claude Michel Cluny
L'oeil droit qui ne veut rien entendre...
Ecran total sans verres correcteurs

Votre œuvre est à l’image / de fresques aux pigments / des récifs de l’entourage, / un indigeste document.
Sans risques calculés, / je mesure votre foulée. / Je vous plante le nezpar des voix feutrées.
Abasourdi par cette flore, / mon regard est fébrile. / Votre galaxie m’honore / sur un mystère fragile.
Aux abois de nymphettes, / votre image en archive, / la symbiose est parfaite / sur un nuage en dérive.
Avec votre essor décadent, / laid dehors comme dedans, / je me mords à pleines dents. / Pour vous et sans précédent.
Xavier maitre
Hallucinations

"Si vous prenez garde aux salissures de quelques vieux murs ou aux bigarrures de certaines pierres jaspées, il s’y pourra rencontrer des représentations de divers paysages, des confusions de batailles, des attitudes spirituelles, des airs de têtes ou de figures étranges, des habillements capricieux et une infinité d’autres choses, parce que l’esprit s’excite parmi cette confusion et qu’il y découvre plusieurs inventions."
Léonard de Vinci
De l'air à l'ère "marteau"

Sur des amitiés mortes, / sans cesse, je gémis ; / je m’effrite et je prieaux vibrations en cohorte.
Suis-je dans l’air du temps, / ce drôle de quadrille / qui ne tient qu’à un fil / ou sur scène, intermittent ?
A l’histoire d’amour déçu, / dans un bocal épuré, / l’évasif s’est vu transféré, / Votre affliction en reçu.
xavier maitre
Eloge de la lenteur
« J’aime ce regard rêveur de la personne aimée / Devant le bol de thé ou de café, / Les deux mains bien appliquées / Sur ses flancs de terre cuite. / Rêvasser, être pleinement là, / Présent à ce moment délicieux
Et serein. / Réapprendre à ne rien faire, / Se réserver des moments de rien. / Désintoxiqués de la trépidation / Et de l’agitation vaine. »
Jacques Prévert
Eloge de la lenteur
« J’aime ce regard rêveur de la personne aimée / Devant le bol de thé ou de café, / Les deux mains bien appliquées / Sur ses flancs de terre cuite. / Rêvasser, être pleinement là, / Présent à ce moment délicieux
Et serein. / Réapprendre à ne rien faire, / Se réserver des moments de rien. / Désintoxiqués de la trépidation / Et de l’agitation vaine. »
Jacques Prévert
Après le déluge

L’eau berce, le mât secoue / La tente des matelots ; / L’air siffle,le ciel se joue / Dans la crinière des flots ; / Partout l’écume brillante
D’une fange étincelante /Ceint le bord des flots amers : / Tout est bruit, lumière et joie ; / C’est l’astre que Dieu renvoie, /C’est l’aurore sur les mers. ***
D’ici, je vois la vie, à travers un nuage, / S’évanouir pour moi dans l’ombre du passé ; / L’amour seul est resté : comme une grande image
Survit seule au réveil dans un songe effacé.
Alphonse de Lamartine
D’une fange étincelante /Ceint le bord des flots amers : / Tout est bruit, lumière et joie ; / C’est l’astre que Dieu renvoie, /C’est l’aurore sur les mers. ***
D’ici, je vois la vie, à travers un nuage, / S’évanouir pour moi dans l’ombre du passé ; / L’amour seul est resté : comme une grande image
Survit seule au réveil dans un songe effacé.
Alphonse de Lamartine
Le refuge

A la sonde de nos raisons, / je te serre dans la maison. / A la ronde de nos saisons, / l’amertume est à l’horizon.
Par des voiles multicolores, / à l’énergie qui te déflore, / mes particules t’implorent / dans une intrusion incolore.
En tenture dans la cité, / chargée d’électricité, / tes couleurs de félicité / varient en nécessité.
Tu es le soleil d’un refuge, / La source d’un vermifuge / dans laquelle, je transfuge, / esprit fertile en subterfuge.
Je suis comme un astre en fugue.
Le désastre est en contre-fugue.
c Xavier maitre
Au mont d'effroi

Et puis vinrent les neiges, les premières neiges de l’absence, sur les grands lés tissés du songe et du réel: et toute peine remise aux hommes de mémoire, il y eut une fraîcheur de linges à nos tempes. Et ce fut au matin, sous le sel gris de l’aube , un peu avant la sixième heure, comme en un havre de fortune, un lieu de grâce et de merci où licencier l’essaim des grandes odes du silence…
Saint-John Perse
« L’œuvre de Saint-John Perse apparaît dans une superbe solitude. »
Roger Caillois.
Bain solaire d'une ombre

Le poète est semblable aux oiseaux de passage, / Qui ne bâtissent point leurs nids sur le rivage, / Qui ne se posent point sur les rameaux des bois : / Nonchalamment bercés sur le courant de l’onde, / Ne connaît rien d’eux que leurs voix.
***
Tandis qu’elle glissait sous l’ombre du rivage, / J’ai reconnu ta voix dans la voix des échos ; / Et la brise du soir, en mourant sur la plage,
Me rapportait tes chants prolongés sur les flots.
***
Tandis qu’elle glissait sous l’ombre du rivage, / J’ai reconnu ta voix dans la voix des échos ; / Et la brise du soir, en mourant sur la plage,
Me rapportait tes chants prolongés sur les flots.
Alphonse de Lamartine
Mountain of Love
L'air écume
Au milieu de mes sillons / Je brasse dans l’attente / Entouré de tourbillons / D’une charge pesante.
Sur des falaises vertigineuses, / Dans des discours rares, / Tes notes sont lumineuses / Face à mon trouble regard.
Au ventre du Monde, /Ecoutes / le tremblement des mots. / Au croissant de Lune, / Regardes / ces vibrations palpitantes.
© Xavier Maitre
Le crépuscule

Inscription
Mon âme est comme un ciel sans borne ; / Elle a des immensités mornes
Et d’innombrables soleils clairs ; / Aussi, malgré le mal, ma vie / De tant de diamants ravie / Se mire au ruisseau de mes vers.
Je dirai donc ces paroles / Mes visions qu’on croyait folles, / Ma réponse aux mondes lointains / Qui nous adressaient leurs messages, / Eclairs incompris de nos sages / Et qui, lassés, se sont éteints.
Dans ma recherche coutumière, / Tous les secrets de la lumière, / Tous mystères du cerveau, / J’ai tout fouillé, j’ai su tout dire, / Faire pleurer et faire rire / Et montrer le monde nouveau.
J’ai voulu que les tons, la grâce, / Tout ce que reflète une glace, / L’ivresse d’un bal d’opéra, / Les soirs de rubis, l’ombre verte / Se fixent inerte. / Je l’ai voulu, cela sera.
Comme les traits dans les camées, /J’ai voulu que les voix aimées
Soient un bien qu’on garde à jamais / Et puissent répéter le rêve
Musical de l’heure trop brève ; / Le temps veut fuir, je le soumets.
Et les hommes, sans ironie / Diront que j’avais du génie / Et dans les siècles apaisés, / Les femmes diront que mes lèvres, / Malgré les luttes et les fièvres, / Savaient les suprêmes baisers.
Charles Cros
Les rochers dans les nues

Pierre-Louis De la Rive (1753-1817)
Le Chemin

N’allez pas là où le chemin peut mener. Allez là où il n’y a pas de chemin et laissez une trace.
Ralph Waldo Emerson
Je n’ai jamais vu le monde comme un endroit où l’on pouvait s’installer avec confiance et chercher la sécurité et le confort. Je vois la vie comme une expérience aléatoire et la seule chose qui me semble importante est d’essayer de fixer ces sensations transitoires.
John Christoforou
Ralph Waldo Emerson
Je n’ai jamais vu le monde comme un endroit où l’on pouvait s’installer avec confiance et chercher la sécurité et le confort. Je vois la vie comme une expérience aléatoire et la seule chose qui me semble importante est d’essayer de fixer ces sensations transitoires.
John Christoforou
Ainsi font les fonds marins

« Je ne souhaite pas voir des paysages, c’est-à-dire une manière de peindre les paysages qui en fait des décors, parce que je ne souhaite pas voir les réalités originelle – en tant qu’effets optiques. Je souhaite voir les réalités plus profondes qui sous-tendent le décor, l’expression de ce que l’on appelle parfois des imaginations abstraites (abstract imaginings). Ce qui est simplement naturel n’a plus d’intérêt. Pour susciter mon intérêt, il me faut aujourd’hui la façon de peindre folle, tant décriée, du dernier Turner ».
Thomas Hardy, cité par Florence Emily Hardy dans The Family of Thomas Hardy
Ou, autrement dit : mettre la nature en scène non comme une Beauté, mais comme un Mystère.
Le bateau abandonné

Un petit bateau quitta sa mer pour aller se promener tout seul comme un grand.
On vient de le retrouver noyé dans un ruisseau du Père Lachaise.
Il n’avait plus rien sur lui…
On l ‘avait dévalisé.
(Maigret suppose qu’il a été assassiné).
Petits enfants n’abandonnez jamais votre mère.
Jules Mougin & Robert Morel, 1960
On vient de le retrouver noyé dans un ruisseau du Père Lachaise.
Il n’avait plus rien sur lui…
On l ‘avait dévalisé.
(Maigret suppose qu’il a été assassiné).
Petits enfants n’abandonnez jamais votre mère.
Jules Mougin & Robert Morel, 1960
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